Comment fonctionne le compteur Linky et pourquoi le schéma de branchement est-il important ?
Le compteur Linky est un compteur communicant déployé par ENEDIS depuis 2015. Contrairement à l’ancien compteur à disque, il transmet les données de consommation à distance via le réseau électrique (technologie CPL, courant porteur en ligne). En 2026, il équipe plus de 35 millions de foyers en France. Comprendre son schéma de branchement, c’est comprendre comment votre installation électrique est alimentée, protégée et mesurée.
Les rôles du compteur Linky dans l’installation électrique
Le Linky s’intercale entre le réseau de distribution publique et votre installation privée. Il remplit trois fonctions principales :
- Mesure : il relève la consommation en temps réel (kWh) et distingue heures creuses et heures pleines selon le contrat souscrit.
- Coupure et limitation : en cas de dépassement de la puissance souscrite (exprimée en kVA), le disjoncteur de branchement intégré coupe l’alimentation.
- Téléopération : ENEDIS peut activer ou modifier à distance le calibre du compteur, sans déplacement.
Le schéma de branchement est important parce qu’une erreur de câblage — mauvaise section de câble, inversion de bornes, absence de protection différentielle — peut provoquer un incendie ou un électrochoc. Connaître ce schéma permet de vérifier la conformité de son installation et de dialoguer avec un électricien qualifié.
Différence entre le branchement monophasé et triphasé
En France, deux types de raccordement coexistent :
- Monophasé 230 V : une phase + un neutre. Convient aux logements dont la puissance souscrite est inférieure ou égale à 12 kVA. C’est le cas de la grande majorité des appartements et maisons individuelles.
- Triphasé 400 V : trois phases (I1, I2, I3) + un neutre. Nécessaire au-delà de 12 kVA ou pour certains équipements industriels (pompes de piscine, grosses machines-outils, certaines bornes de recharge VE).
Le compteur Linky existe en version monophasée et en version triphasée : les bornes et les schémas de câblage diffèrent, d’où l’importance de bien identifier son type avant toute intervention.
Ce que dit la norme NF C 14-100 (mise à jour 2025)
La norme NF C 14-100, publiée par l’UTE (Union Technique de l’Électricité) et dont l’édition 2025 est en vigueur, régit les installations de branchement à basse tension — c’est-à-dire tout ce qui se situe entre le réseau public et l’origine de l’installation privée. Elle fixe notamment :
- Les sections minimales de câble selon la puissance souscrite ;
- Les règles de pose et de protection mécaniques des conducteurs ;
- La limite de responsabilité entre ENEDIS (réseau public jusqu’au disjoncteur de branchement inclus) et le propriétaire (installation en aval).
La norme NF C 15-100 complète ce cadre pour les installations intérieures (tableaux, circuits, prises). Ces deux référentiels sont les bases légales de tout travail électrique en France.
Attention sécurité — Toute intervention en amont du disjoncteur de branchement (côté réseau) est strictement réservée à ENEDIS. Il est illégal et extrêmement dangereux de toucher ces parties sous tension.
Schéma de branchement du compteur Linky monophasé
Le branchement monophasé est le plus répandu. Il relie le réseau ENEDIS à votre tableau de répartition via le compteur Linky et le disjoncteur de branchement. Voici comment se présente ce câblage.
Identification des bornes : phase, neutre, terre
Sur un compteur Linky monophasé, on distingue, de gauche à droite sur le bornier d’entrée (côté réseau, inaccessible au particulier) :
- Borne 1 (I) : arrivée de la phase du réseau.
- Borne 2 (N) : arrivée du neutre du réseau.
Côté sortie (vers le disjoncteur abonné, puis le tableau), on retrouve :
- Borne 3 (I) : départ phase vers le tableau.
- Borne 4 (N) : départ neutre vers le tableau.
La borne neutre est repérée en bleu, la borne phase en marron ou noir selon la norme NF C 15-100. La terre (conducteur vert-jaune) est raccordée à la borne de terre du compteur, elle-même reliée à la prise de terre de l’immeuble ou de la maison.
Raccordement au disjoncteur de branchement monophasé
Le disjoncteur abonné (ou disjoncteur de branchement) est le premier appareil de protection après le Linky. En monophasé, il est bipolaire (2P). Voici les étapes de câblage, pour information ou vérification :
- Étape 1 — Identifier les bornes de sortie du Linky (bornes 3 et 4) : phase (marron) et neutre (bleu).
- Étape 2 — Connecter la phase à l’entrée haute du disjoncteur bipolaire (borne L).
- Étape 3 — Connecter le neutre à l’entrée haute du disjoncteur (borne N).
- Étape 4 — Relier les sorties basses du disjoncteur (bornes L et N côté aval) aux barres ou bornes d’alimentation du tableau de répartition.
- Étape 5 — Raccorder le conducteur de terre à la barrette de terre du tableau.
Tableau récapitulatif des sections de câble recommandées
La section du câble 16 mm² est la référence standard pour le branchement monophasé. Voici le détail selon la puissance souscrite, conformément à la norme NF C 14-100 (édition 2025) :
| Puissance souscrite | Calibre disjoncteur de branchement | Section câble recommandée | Type de câble courant |
|---|---|---|---|
| 3 à 6 kVA | 30 A | 10 mm² | R2V ou H07 RNF |
| 9 à 12 kVA | 60 A | 16 mm² | R2V ou H07 RNF |
| 15 à 18 kVA | 90 A | 25 mm² | R2V ou H07 RNF |
Ces sections concernent le câble entre le compteur et le disjoncteur de branchement. En aval (vers le tableau), la section est déterminée par la norme NF C 15-100.
Schéma de branchement du compteur Linky triphasé
Le branchement triphasé est réservé aux installations nécessitant une puissance supérieure à 12 kVA ou utilisant des équipements triphasés. Le compteur Linky triphasé comporte davantage de bornes et impose des précautions supplémentaires.
Les trois phases I1, I2, I3 et le neutre : à quoi servent-ils ?
En triphasé, l’alimentation est fournie par trois conducteurs de phase décalés de 120° (tension entre phases : 400 V ; tension phase-neutre : 230 V). Les bornes d’entrée du Linky triphasé sont :
- I1 : phase 1 (marron ou rouge selon le câble)
- I2 : phase 2 (noir)
- I3 : phase 3 (gris)
- N : neutre (bleu)
Côté sortie, on retrouve les mêmes quatre conducteurs vers le disjoncteur de branchement triphasé, puis vers le tableau. La répartition des circuits sur les trois phases doit être équilibrée : c’est une règle pratique essentielle pour éviter la surcharge d’une seule phase.
Raccordement au disjoncteur triphasé selon la norme
Le disjoncteur 3P+N (tripolaire + neutre) assure la protection de l’ensemble des conducteurs. Voici le principe du raccordement :
- Étape 1 — Repérer les bornes de sortie du Linky triphasé (I1, I2, I3, N).
- Étape 2 — Connecter I1, I2, I3 aux trois entrées hautes du disjoncteur 3P+N (bornes L1, L2, L3).
- Étape 3 — Connecter le neutre N à l’entrée haute de la borne N du disjoncteur.
- Étape 4 — Relier les quatre sorties basses du disjoncteur aux barres du tableau triphasé.
- Étape 5 — Raccorder la terre à la barrette de terre du tableau.
Points de vigilance pour une installation triphasée
| Puissance souscrite | Calibre disjoncteur 3P+N | Section câble de branchement |
|---|---|---|
| 18 kVA | 3 × 30 A | 10 mm² par phase |
| 24 à 36 kVA | 3 × 60 A | 16 mm² par phase |
| 42 kVA et plus | 3 × 90 A | 25 mm² par phase |
Attention sécurité — En triphasé, le neutre ne doit jamais être coupé seul : une coupure du neutre sans coupure simultanée des phases provoque une surtension pouvant détruire les appareils électroménagers. Un disjoncteur 3P+N coupe les quatre conducteurs simultanément : c’est la seule solution conforme à la norme NF C 14-100.
Branchement des bornes C1 et C2 du compteur Linky (heures creuses)
Les bornes C1 et C2 constituent l’une des fonctionnalités les plus méconnues — et les plus utiles — du compteur Linky. Elles permettent de piloter automatiquement le déclenchement d’appareils lors des heures creuses.
Qu’est-ce que le contact sec C1/C2 sur le Linky ?
Le contact sec C1/C2 est un relais interne au compteur Linky. Il s’ouvre et se ferme selon la programmation des plages heures creuses / heures pleines définie dans votre contrat (tarif heures creuses EDF ou autre fournisseur). Ce contact ne transporte pas lui-même la puissance électrique : il commande un contacteur jour/nuit (appelé aussi contacteur HC, heures creuses), qui, lui, alimente les équipements concernés.
Le câble reliant C1/C2 au contacteur est de faible section : 1,5 mm² suffit, car le courant de commande est limité à quelques dizaines de milliampères. Ce câble peut être un simple fil de type H07V-U 1,5 mm².
Schéma de branchement C1/C2 pour un contacteur jour/nuit
Voici le principe du câblage entre le Linky, le contacteur jour/nuit et le circuit à piloter :
- Étape 1 : Repérer les bornes C1 et C2 sur le compteur Linky (situées en bas à droite sur la face avant du compteur, sous un volet).
- Étape 2 : Relier la borne C1 à la borne de commande A1 du contacteur jour/nuit (câble 1,5 mm²).
- Étape 3 : Relier la borne C2 à la borne de commande A2 du contacteur (câble 1,5 mm² retour).
- Étape 4 : Alimenter le contacteur en puissance : phase et neutre issus d’un disjoncteur 20 A (pour un chauffe-eau classique) sur les bornes d’entrée du contacteur.
- Étape 5 : Relier les bornes de sortie du contacteur à la charge (chauffe-eau, radiateurs…) via un câble adapté à la puissance de l’appareil.
Attention sécurité — La borne C1/C2 délivre une tension de commande basse (signal logique). Ne jamais la confondre avec les bornes de puissance : un court-circuit sur C1/C2 peut endommager l’électronique du compteur.
Raccordement du chauffe-eau en heures creuses : étapes détaillées
Le chauffe-eau (cumulus) est l’appareil le plus souvent raccordé via le contact sec C1/C2. Le principe : le compteur ferme le contact C1/C2 pendant les heures creuses, ce qui enclenche le contacteur et alimente la résistance du chauffe-eau.
- Étape 1 : Au tableau électrique, créer un circuit dédié pour le chauffe-eau, protégé par un disjoncteur 20 A (pour une puissance de résistance jusqu’à 3 000 W) et un disjoncteur différentiel 30 mA.
- Étape 2 : Câbler ce circuit en câble 2,5 mm² (phase marron, neutre bleu, terre vert-jaune) jusqu’au contacteur jour/nuit, puis jusqu’au chauffe-eau.
- Étape 3 : Relier C1 et C2 du Linky aux bornes A1 et A2 du contacteur (câble de commande 1,5 mm²).
- Étape 4 : Vérifier la programmation des plages heures creuses auprès de votre fournisseur d’énergie. Le Linky active le signal C1/C2 automatiquement selon ces plages : c’est la fonction d’auto-apprentissage Linky.
- Étape 5 : Tester le fonctionnement en vérifiant que le contacteur s’enclenche bien en début de plage heures creuses (un voyant LED sur le contacteur le confirme en général).
Que faire si le contact sec C1/C2 ne fonctionne pas ?
Plusieurs causes sont possibles :
- Option heures creuses non activée dans votre contrat : contactez votre fournisseur d’énergie pour vérifier que l’option tarifaire est bien souscrite et transmise à ENEDIS.
- Programmation non chargée dans le Linky : ENEDIS envoie les paramètres à distance. Après souscription d’une nouvelle option, un délai de 24 à 72 heures est normal.
- Contacteur défaillant : tester la continuité du circuit de commande avec un multimètre entre A1 et A2 en période heures creuses. Si la tension est présente mais le contacteur ne commute pas, le contacteur est HS.
- Câblage C1/C2 inversé ou interrompu : vérifier la continuité du câble 1,5 mm² entre le Linky et le contacteur.
Si le problème persiste après ces vérifications, contacter le service client ENEDIS (enedis.fr) qui peut forcer un envoi de configuration à distance.
Schéma de branchement du disjoncteur différentiel après le Linky
Entre le compteur Linky et les circuits du logement, la norme NF C 15-100 impose la présence d’au moins un disjoncteur différentiel 30 mA. Comprendre son rôle et son câblage est essentiel pour garantir la sécurité des personnes.
Pourquoi ajouter un différentiel entre le Linky et le tableau ?
Le différentiel détecte les courants de fuite vers la terre (par exemple, un fil dénudé touchant une carcasse métallique, ou un appareil défectueux). Dès qu’il détecte un déséquilibre d’au moins 30 mA entre la phase et le neutre, il coupe l’alimentation en quelques millisecondes — bien avant qu’un tel courant ne soit mortel. C’est la principale protection des personnes contre l’électrocution.
La norme recommande de placer ce différentiel en tête du tableau de répartition, immédiatement après le disjoncteur de branchement. En pratique, un tableau résidentiel moderne intègre un ou plusieurs interrupteurs différentiels 63 A / 30 mA, sur lesquels sont branchés les disjoncteurs de circuit.
Schéma de câblage disjoncteur différentiel 30 mA
- Étape 1 : Depuis les bornes de sortie du disjoncteur de branchement, tirer un câble phase (marron) et neutre (bleu) vers l’entrée haute du différentiel (bornes L et N en haut).
- Étape 2 : Relier la sortie basse du différentiel (bornes L et N en bas) aux barres de répartition du tableau (peigne de raccordement pour la phase, barre de neutre pour le neutre).
- Étape 3 : Brancher les disjoncteurs de circuit (éclairage, prises, cuisson…) sur le peigne de raccordement côté phase, et leurs neutres sur la barre de neutre commune.
- Étape 4 : Connecter tous les conducteurs de protection (terre vert-jaune) à la barrette de terre principale du tableau.
Règles de sélectivité à respecter
La sélectivité est le principe selon lequel, en cas de défaut, seul le disjoncteur le plus proche de la défaillance doit se déclencher — et non tous les disjoncteurs en amont. Pour l’assurer :
- Le calibre du disjoncteur différentiel de tête (63 A) doit être supérieur à celui de chaque disjoncteur de circuit (16 A ou 20 A).
- Pour les installations importantes, un différentiel de type S (sélectif, temporisé) peut être placé en tête, avec des différentiels 30 mA standards sur les départs. Ce point est précisé dans le guide technique UTE C 15-900 relatif à la protection des personnes.
- En triphasé, prévoir un différentiel 4P (4 pôles) pour protéger simultanément les trois phases et le neutre.
Qui est autorisé à raccorder le compteur Linky au tableau électrique ?
La question est légitime, et la réponse est précise : les responsabilités sont partagées entre ENEDIS, l’électricien qualifié et le propriétaire.
Interventions réservées à ENEDIS : ce que vous ne pouvez pas faire
Selon la concession de service public accordée à ENEDIS et la norme NF C 14-100 (édition 2025), les interventions suivantes sont exclusivement réservées aux techniciens ENEDIS ou à leurs sous-traitants habilités :
- Pose, dépose et remplacement du compteur Linky ;
- Connexion ou déconnexion des câbles en amont du disjoncteur de branchement (côté réseau) ;
- Modification du calibre du disjoncteur de branchement ;
- Opérations de consignation (mise hors tension sécurisée du branchement).
Ces parties de l’installation restent sous tension même lorsque le disjoncteur de branchement est ouvert. Y toucher sans habilitation électrique adaptée (niveau B2V minimum) expose à un risque vital et à des poursuites pénales.
Ce que l’électricien certifié peut réaliser
En aval du disjoncteur de branchement, les travaux relèvent de l’électricien qualifié. Un professionnel certifié Qualifelec (qualification reconnue par l’État pour les travaux électriques) peut :
- Câbler le tableau de répartition (disjoncteurs, différentiels, peigne de raccordement) ;
- Raccorder le contacteur jour/nuit sur le contact sec C1/C2 ;
- Créer ou modifier les circuits intérieurs conformément à la NF C 15-100 ;
- Délivrer une attestation de conformité (Consuel) pour les nouvelles installations.
Responsabilités du propriétaire et risques en cas de mauvais branchement
En tant que propriétaire ou locataire, votre responsabilité couvre l’installation électrique en aval du disjoncteur de branchement. Un mauvais branchement peut entraîner :
- Un refus d’indemnisation par votre assureur habitation en cas d’incendie d’origine électrique ;
- Une mise en cause de votre responsabilité civile si un tiers est blessé ;
- Une obligation de remise en conformité exigée par le diagnostiqueur (DPE électrique lors d’une vente).
Si votre installation date de plus de 15 ans ou présente des signes de vieillissement (fils en aluminium, absence de prise de terre, tableau sans différentiel), faites appel à un électricien certifié Qualifelec pour un diagnostic avant tout travaux.
Questions fréquentes sur le branchement du compteur Linky
Comment brancher le câble d’un compteur Linky ?
Le câblage du compteur Linky lui-même est réservé à ENEDIS. En aval, le raccordement entre le disjoncteur de branchement et le tableau s’effectue avec un câble de section adaptée à la puissance souscrite (16 mm² pour 9 à 12 kVA en monophasé). Les connexions se font sur les bornes de sortie du disjoncteur de branchement avec un tournevis dynamométrique réglé au couple prescrit par le fabricant (généralement 2 à 3 N·m pour les bornes de câble).
Comment sont branchées les bornes C1 et C2 du compteur Linky ?
Les bornes C1 et C2 constituent le contact sec de commande heures creuses. C1 est reliée à la borne A1 du contacteur jour/nuit, C2 à la borne A2, via un câble de commande 1,5 mm². Ce câble ne transporte pas la puissance d’alimentation des équipements : il achemine uniquement le signal de commande du relais interne au Linky vers le contacteur.
Peut-on brancher soi-même un compteur Linky ?
Non. La pose et le raccordement du compteur Linky — c’est-à-dire toute intervention sur les bornes d’entrée côté réseau — sont réservés aux techniciens ENEDIS. En revanche, un particulier bricoleur peut, sous sa propre responsabilité, réaliser le câblage du contacteur jour/nuit sur les bornes C1/C2 et les circuits en aval du tableau, à condition de respecter la norme NF C 15-100. Pour une mise en service officielle et une attestation Consuel, un électricien qualifié reste indispensable.
Quel fil pilote utiliser avec le compteur Linky ?
Le fil pilote est un signal de commande pour les radiateurs électriques à inertie. Le Linky ne génère pas directement ce signal, mais le contacteur jour/nuit piloté par C1/C2 peut alimenter un circuit fil pilote. On utilise un câble 1,5 mm² pour ce circuit de commande (courant très faible). Attention : le fil pilote fonctionne avec des signaux spécif



